Intro

Il nous arrive parfois de nous perdre sur les chemins de la vie. Nos problèmes peuplent nos jours comme les arbres d’une forêt dense : ils nous plongent dans l’obscurité et nous désorientent.

On veut plaire à tout le monde, connaître le succès en affaires, être la mère ou le père parfait, l’enfant le plus brillant de la classe, l’amant du siècle, posséder la plus grosse maison… À force de courir après ce qu’on n’a pas, on ne se réalise que peu ou pas du tout. On manque d’air, on survit tout au plus.

Et si on veut revivre ? Et si on veut comprendre la source de ses difficultés pour y voir plus clair et retrouver l’espoir ?

La psychothérapie constitue un véritable phare guidant ceux et celles qui veulent reprendre leur vie en main. Fondée sur de solides compétences, le respect et la confidentialité, elle aide la personne à se libérer. Elle offre une occasion de s’ouvrir dans le cadre d’une relation de confiance privilégiée, de décortiquer des situations et des comportements, d’identifier des manières d’affronter ses problèmes, d’avoir moins mal.

De là, la lumière renaît doucement, l’avenir s’annonce meilleur. On réussit à voir les choses sous un angle constructif, on sort de son cocon, on revit.

09

03 2010

Je revis!!!

Comme un arbre qui a traversé un long hiver et dont la sève et les feuilles renaissent au printemps… Comme un oiseau qui sort de la cage et peut enfin étendre ses ailes… Comme un homme écrasé par une épreuve soudaine ou une routine devenue étouffante… Comme une femme bloquée par des obstacles intimidants sur son chemin de vie… et qui, tout d’un coup découvrent qu’il y a une issue, une porte ou une fenêtre qui s’ouvre sur un ciel prometteur, un renouveau possible, une nouvelle façon de percevoir et d’agir… Une nouvelle vie.

Je revis! C’est le changement attendu mais surprenant, c’est l’espoir qui dynamise, c’est une autre vie qui se profile devant moi, loin des méandres et des tâtonnements du passé.

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09

12 2009

Conceptions de l’homme et psychothérapie

1) Si l’homme est le fruit du hasard, fruit d’une évolution issue d’une rencontre fortuite entre deux algues ou deux cellules générées spontanément, apparaissant soudain dans le néant, les problèmes qu’il vit aujourd’hui n’ont que le sens du symptôme qu’ils manifestent. S’il souffre de dépression, il faut seulement résoudre cette dépression et non utiliser les thèmes de cette étape de vie douloureuse pour rechercher un sens plus profond à sa vie.

En effet, la vie étant seulement limitée aux deux bornes de la naissance et de la mort, le seul but de cette vie est de vivre le minimum de tensions et le plus d’harmonie possibles avec son milieu, en d’autres mots, le but de la vie serait de vivre le plus de plaisir et le moins de douleurs possibles. Si l’on éprouve des difficultés, elles n’ont de sens que de nous empêcher de vivre plaisamment, c’est la raison pour laquelle nous sommes malheureux. Ainsi la confusion entre plaisir et bonheur est consommée. Selon ce point de vue, le bonheur n’est que le fait de n’avoir pas de problèmes ni de difficultés, ni de tensions, en un mot comme en cent, le bonheur c’est d’avoir du fun. Fun dans la relation avec soi-même, avec les autres, son environnement et peut-être son histoire. Point final.

Ainsi, face à tout problème de vie, l’on va avant tout, chercher à en réduire l’impact émotionnel, c’est-à-dire à moins souffrir. Le symptôme sera le but et non le moyen qui peut nous parler d’un manque plus grand. La dimension morale ou spirituelle de celui-ci ne sera que peu ou pas interrogée. La psychothérapie servira à soulager le symptôme. Mais, neutralité plus ou moins bienveillante oblige!, elle n’ira pas plus loin en intégrant une vision plus large, plus métaphysique de sa propre vie et du sens de celle-ci. Forcément, l’homme n’étant que le fruit du hasard, sa vie n’étant qu’immédiate, comment pourrait-il y avoir un sens plus grand que lui? Comment sa vie pourrait avoir un sens, une mission, une vision ne se limitant pas à sa vie terrestre? Comment un problème de santé mentale ne pourrait-il pas être le média d’un problème plus grave et plus important que sa vie immédiate?…

Dans cette optique, l’angoisse, par exemple, ne sera qu’un problème de fonctionnement, d’énergie, de conflit, de frustration ou d’apprentissage (…) qu’il faudra chercher à interroger dans le but d’en réduire la souffrance ou en tout cas la comprendre. Un peu comme dans la blague du patient qui après 15 ans de psychothérapie disait: « Je vais mieux, je suis toujours angoissé, mais maintenant je sais pourquoi! »

L’homme du hasard pourra même s’inventer toutes sortes de dieux pour moins souffrir de l’angoisse qui le suit comme son ombre. Mais il restera l’origine et la finalité de toutes choses. Car il est seul, irrémédiablement seul. Seul et vide.

Plus de 200 modèles de psychothérapie traitent la souffrance humaine comme étant un phénomène contextuelle. C’est à cause de ses conditions de vie, de son histoire personnelle, de ses relations, de la structure de sa personnalité, de sa perception distordue, de ses aspirations déçues ou de ses maladies, (…), que l’homme est malheureux dans la vie.

2) Si l’homme est le fruit d’une pensée et d’une volonté qui l’ont créé et sorti du néant, tous les problèmes de la vie de celui-ci vont prendre une autre tournure.

En effet si l’homme est le produit d’une relation qui le dépasse, toute aliénation, toute séparation d’avec cette relation engendra forcément une foule de problèmes. Certes, l’homme n’est plus perdu seul dans le hasard, mais son existence a maintenant un sens plus grand que sa vie terrestre. Il peut même être en dehors de la relation qui l’a créé, mais il n’est plus seul dans l’univers.

Ainsi les relations qu’il pourrait vivre ne sont plus seulement horizontales car il peut entrer dans une troisième dimension : celle de la relation avec son créateur. L’homme n’invente pas Dieu, comme dans la conception précédente, mais il est pensé, voulu et aimé par Dieu qui l’a créé.

Dans cette optique, tout problème nous ramènera toujours à l’interrogation d’une dimension plus grande que l’immédiateté dans laquelle il nous semble vivre. Notre manque d’affection, notre peur de l’abandon ou de l’abus, notre sentiment de rejet ne seront pas que des éléments de notre vécu, mais aussi les vecteurs de nos besoins de relation inconditionnelle. Parce que nous avons été créé pour un but plus grand que nous, plus parfait, plus complet, nous avons en nous le désir profond d’absolu. Nous ne vivons pas en fonction d’un destin impersonnel qui détermine tout, nous vivons dans ou hors d’une relation dont nous avons besoin : la relation avec notre créateur. Celui-ci de loin supérieur à l’homme mais qui lui ressemble par essence. Nous ne pourrions pas être en relation avec une machine ou une idée. Nous ne pouvons l’être qu’avec une personne qui est la Personne.

La relation, et non la religion qui est une forme de pouvoir, est le but de tout problème, difficulté de vie ou maladie existante. Ce n’est plus le symptôme en tant que but, ni le syndrome (ensemble de symptômes) qu’il faut seulement considérer, mais c’est le symptôme en tant que moyen de corriger une attitude nous éloignant de la relation pour laquelle nous existons. La psychothérapie dans cette optique, c’est de favoriser cette relation en interrogeant toute pensée et attitude pathogènes à la lumière du besoin d’absolu de l’être humain créé. La psychothérapie oeuvre ici comme « une réparation des brèches et une restauration des chemins de vie qui rendent le pays habitable et qui relèvent des fondements anciens » (La Bible, Esaïe 58:12)

Pour des raisons particulières, dès sa naissance l’homme est en rupture de relation avec son créateur. Le but de sa vie terrestre sera par conséquent de chercher à restaurer cette relation et ainsi de permettre sa propre croissance personnelle en dépit de tout obstacle. C’est ainsi qu’il trouvera son but, sa mission ou son appel qui sera celui qui fut formé dans le cœur de son créateur bien avant la fondation du monde.

Son bonheur dépendra de la qualité de sa relation avec son Dieu.

13

04 2011

Quand faut-il aller voir un psy…

- Quand la vie est devenue trop lourde, trop difficile à gérer, pleine de déceptions et de frustrations, quand il semble qu’il n’y a plus d’espoir de changement…

- Quand l’on se sent déprimé, que l’on a des idées noires, qu’on se sent tendu à l’intérieur, coupable pour un rien, en colère souvent, inquiet et négatif plus que d’habitude.

- Quand l’on angoisse sans raison, soudainement et douloureusement.

- Quand personne ne nous comprend, que tout le monde semble nous éviter et que l’on se sent isolé et différent des autres.

- Quand on n’arrive pas à surmonter une épreuve ou un traumatisme qui nous empêche de dormir et de fonctionner comme auparavant.

En effet, la psychothérapie est indiquée dans les problèmes suivants :

 

- La souffrance psychologique (angoisse, panique, déprimes récurrentes,,,)

- Les problèmes affectifs ou relationnels (dépendance affective, gestion des conflits, estime de soi…)

- Les comportements nuisibles au bien-être (stress, dépendances diverses, dysfonctions sexuelles…)

- Les crises existentielles (changements importants, réorientation de carrière, étapes de vie…)

12

04 2011

Quand faut-il ne pas aller voir un psy…

 

- quand vous voulez vraiment tuer votre patron et faire 25 ans de prison

- quand vous venez de gagner un million de dollars à la loterie

- quand vous êtes déterminé à tromper votre conjoint parce que l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin

-  quand le Tribunal vous attend et que vous pensez que ce serait bien de montrer que vous voyez un psy

-  quand vous vous croyez seul au monde, entouré de gens qui ne s’intéressent pas à vous et qui ne vous intéresse pas

-  quand vous détestez les psy qui vous font toujours payer trop chers leurs services et que de toute façon, « vous n’avez pas d’argent pour ça! »

-  quand vous ne voulez rien changer à quoi que ce soit

-  quand vous vous croyez en avance sur votre temps et que personne ne peut comprendre un génie tel que vous

-  quand vous vous pensez victime de la cigarette, l’alcool ou le pot etc. et que vous avez plus d’excuses que de souffrances

-  quand vous voulez épouser un psy

-  quand vous êtes obligé d’aller voir un psy

-  quand vous voulez devenir psy

 

Mais… surtout quand vous êtes heureux de vivre et tellement reconnaissant de tout ce que vous pouvez faire, de tout ce que vous avez et de tout ce que vous êtes.

12

04 2011

Un dimanche après-midi pluvieux

Fait froid au-dehors et en-dedans. Gris. Les gouttes d’eau sur la fenêtre. Le vent qui fait frissonner les saules de l’autre coté de la rue. Moi tout seul. La tv qui monologue. Un paquet de chips trop salés éventré sur le guéridon. Moi seul. Le téléphone désespérément muet. Les pensées qui flottent. Seul. Je me sens seul, tout seul. C’est dimanche. Il pleut.

Demain je dirai aux collègues que je me suis bien reposé, ça fait du bien la pluie. Mais aujourd’hui j’ai peur de voir venir le soir. Les secondes tombent moins vite que les gouttes de pluie sur le pavé, mais elles s’égrènent inexorablement. Elles s’en vont se cacher dans les plis du temps qui passe. Je me sens vide. Je m’ennuie.

Pas de goût pour rien. Même un frigo plein de bière me laisserait froid. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi vouloir. Je ne vais pas bien. Et ce n’est pas d’hier.C’est comme si dans des moments comme ça tout remonte à la surface. Je ne peux plus jouer.

Cela fait des mois que je dors mal, je me réveille vingt fois par nuit et je fais des mauvais rêves. Le matin, fatigué, j’ai tellement de peine à me traîner de mon lit à la douche et de la douche au café. Je mange moins, la plupart du temps des cochonneries fastfoodesques!

Au bureau tout est devenu si rapide. Beaucoup de misère à me concentrer. Souvent mes lèvres jettent des remarques pas très gentilles sur des collègues qui ne m’ont jamais fait de mal. Je parle moins, je bougonne plus. Le soir je dois rester plus longtemps pour finir mes dossiers. Et je n’ai même pas envie de rentrer à la maison.

M’arrêter pour prendre un verre? Trop de monde. Pas envie de jaser.

La TV est encore allumée quand j’arrive chez moi, la vaisselle sale est là, un peu partout. Je m’en fous.

Des fois des larmes venant de je ne sais d’où me tombent sur les joues sans crier gare. Je me sens triste, mais je ne sais pas très bien pourquoi. C’est comme si j’avais perdu quelque chose. Mais je ne sais pas quoi.

De drôles d’idées viennent me hanter. Ce serait mieux si je n’étais pas là. Dormir. Dormir pour toujours. De toute façon qui me regrettera?

Je me sens dégoûté de cette vie absurde. Quel gâchis! Cela pourrait me mettre en colère si je n’étais pas si fatigué.

La dépression est d’après l’Organisation Mondiale de la Santé la quatrième cause la plus importante d’invalidité et de décès prématurés. Elle coûte aujourd’hui 14,4 milliards de dollars par année au Canada. Un cas de dépression sur deux passe inaperçu et plus de trois quart des personnes en dépression ne reçoivent pas de traitement approprié. La plupart du temps les patients reçoivent des médicaments alors qu’il est prouvé que la psychothérapie est plus efficace à court et à long terme. Elle diminue aussi les risques de rechutes.

La psychothérapie privée est chère et les instances communautaires sont débordées.

A quand un accès égalitaire pour tous à la psychothérapie?

01

04 2011

La folie de Dame Carcass

Dame Carcass, princesse maure installée dans une ville du Sud de la France, fut un jour en face d’un problème difficile à résoudre.
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10

03 2010

Quels sont les ingrédients de la psychothérapie?

Un chercheur du Département de Psychiatrie de l’Université John Hopkins de Baltimore, Jerome D. Frank[1], a été l’un des premiers à se poser sérieusement cette question.  En conclusion de ses études, il décrivit six éléments de la situation thérapeutique qui ont un grand impact sur l’amélioration des patients.

Nous allons voir que ces éléments d’amélioration, ou facteurs de changement, ne sont pas l’apanage d’une approche plus qu’une autre.

Peu importe même la théorie dont on se réclame, pourvu qu’il y ait ces composants à la thérapie pratiquée.

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13

12 2009

La psychothérapie est-elle vraiment efficace?

En 1952, la même psymotsannée que la première parution du DSM, le premier manuel de diagnostic des troubles mentaux, Hans Eysenck, un psychologue anglais, a voulu mesurer l’efficacité de la thérapie.  Pour les besoins d’une compagnie d’assurances, il découvrit que 72% des personnes diagnostiquées de psychonévroses avaient amélioré leur état sans le secours d’aucune intervention thérapeutique professionnelle pendant une période de deux ans.  Sur les 34 études faites à l’époque, la conclusion qu’il avança fut que ceux qui n’avaient pas suivi de psychothérapie avaient eu les mêmes résultats que ceux qui en avaient suivi une[1]…

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13

12 2009

Thérapies, thérapies…

Nous sommes dans un siècle de thérapie.

Thérapies de toutes sortes.  Alternatives ou officielles, par les plantes ou la chimie, psychodynamiques ou behaviorales, longues scf4327-212ou brèves, spontanées ou savamment élaborées, les psychothérapies se multiplient à la vitesse des parutions de livres ou de travaux que font d’innombrables chercheurs de tous poils sur la face de la planète, bien malade à leurs dires…
Il existe plus de 300 écoles de psychothérapie!  Déjà en 1979, le magazine Time recensait plus de 200 psychothérapies utilisées aux États-Unis. Un an plus tard, un éditeur américain[1] publiait “Le Manuel de Psychothérapie ” avec en sous-titre: “Le guide de A à Z de plus de 250 thérapies différentes en usage aujourd’hui”. Depuis, plus d’une cinquantaine de thérapies se sont rajoutées à cette foison!
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12 2009